Nos propositions pour l’emploi des jeunes

Pour une politique économique globale

L’économie privée et financière a aujourd’hui pris le pas sur le reste de la vie économique et politique de notre société. Les citoyens n’ont plus leur mot à dire et le monde politique semble dépassé. Nous souhaitons réaffirmer la nécessité que l’économie soit plurielle pour contrer les excès du libéralisme.

> Contrer les excès du libéralisme

Contrer les excès du libéralisme

Nous devons être fermes et ne pas céder au pouvoir de l’argent. Ainsi, il semble nécessaire d’instaurer une taxe Tobin à l’échelle européenne et de supprimer les paradis fiscaux. Les écarts de salaires doivent aussi être limités. Pour augmenter les bas salaires et diminuer les inégalités dans les entre-prises, un salaire ne devrait pas être supérieur à 10 fois le salaire le plus bas.

> Redonner du sens à l’impôt

Redonner du sens à l’impôt

Nous demandons à ce que l’ensemble des revenus du travail et du capital participent à la solidarité nationale de façon progressive. La TVA doit être questionnée car elle impacte plus les populations pauvres. De plus, toutes les formes d’exonérations de cotisations sociales doivent être stoppées car cela conduit à des politiques de bas salaires.

> Rendre le service public accessible à tous

Rendre le service public accessible à tous

Il faut réintroduire des services publics accessibles à tous physiquement, financièrement et géographiquement. C’est une garantie pour amener davantage d’égalité dans notre société. Aussi, les citoyens doivent être davantage associés aux services impliquant l’intérêt général.

> Promouvoir l’Économie Sociale et Solidaire comme vecteur de changement

Promouvoir l’Économie Sociale et Solidaire comme vecteur de changement

Il semble nécessaire en ces temps de crises de réaffirmer et de construire plus encore une économie démocratique, locale et éthique. À ce jour, l’Économie Sociale et Solidaire reste un modèle en la matière qu’il faut développer et perfectionner.

Pour repenser le travail et l’emploi

Le travail et l’emploi sont en crise. Ils sont en perte de reconnaissance, en perte de sens, et vivent des évolutions sociales et technologiques rapides. Pourtant le travail et l’emploi restent au cœur de notre société. Nous devons accompagner les mutations à l’œuvre, avec le bien commun comme objectif.

> Partager le travail

Partager le travail

Afin que chacun ait accès au travail, nous devons partager et réduire le temps de travail. Ce partage garantira à chacun non seulement un emploi mais aussi des vies plus équilibrées. Cela nécessite l’abandon de l’ensemble des mesures empêchant le partage de l’emploi. Ainsi, il faut refiscaliser fortement les heures supplémentaires pour les voir disparaître et favoriser des mécanismes de partage choisi du temps de travail.

> Mettre le salarié au cœur de l’entreprise

Mettre le salarié au cœur de l’entreprise

Nous demandons une meilleure prise en compte des travailleurs dans la gestion de structures économiques et sociales, qu’elles soient publiques ou privées. Il faut étendre les droits des travail-leurs pour les impliquer dans le processus de décision en élargissant, par exemple, les pouvoirs des comités d’entreprises.

> Agir pour une transition écologique et énergétique

Agir pour une transition écologique et énergétique

L’état du monde nous impose de faire évoluer nos modes de production et de consommation par un développement durable effectif. L’ensemble des acteurs doivent agir à leur niveau. Si cela ne fonctionne pas, les pouvoirs publics doivent intervenir pour insuffler la transition écologique et énergétique. Ils peuvent interdire ou taxer les activités les plus polluantes, agir contre l’obsolescence programmée et le sur-emballage.

Pour la jeunesse et la formation

Le fossé se creuse entre les jeunes et la société et entre les jeunes eux-même. Le système actuel fait de plans et de dispositifs accentue les inégalités et renforce l’idée que les jeunes sont le problème. Il est incontournable de refonder la place de la jeunesse dans la société.

> Articuler Éducation Nationale et Éducation Populaire

Articuler Éducation Nationale et Éducation Populaire

L’Éducation Nationale n’est pas le seul acteur éducatif. L’éducation formelle, non formelle et informelle sont complémentaires et doivent agir ensemble sans que l’une prenne le monopole des réflexions et actions éducatives. Les structures d’Éducation Populaire sont trop souvent à l’écart. Nous demandons donc leur promotion, leur soutien et leur développement. Les lieux d’Éducation Populaire et d’éducation formelle doivent travailler davantage ensemble. C’est pourquoi, il est nécessaire que l’école s’ouvre sur son territoire pour permettre une meilleure mise en lien de ces acteurs. Cette ouverture et mise en réseau donnera aux jeunes l’envie de se projeter, notamment en milieu rural.

> Accompagner et sécuriser les parcours*

Accompagner et sécuriser les parcours*

Il faut remettre en cause les logiques d’orientation subie qui ébranlent la confiance des jeunes envers les institutions. Nous proposons la création d’un service public de l’orientation et de l’accompagnement des parcours. Ce service doit prendre en compte les jeunes dans leur parcours d’autonomie et d’insertion socioprofessionnelle. La sécurisation des parcours passe aussi par la mise en place d’un capital-formation. Il permet à chacun d’avoir accès à un volume minimal de formation de vingt années garantie par l’État. Il pourrait être utilisé dans le cadre de la formation initiale ou tout au long de la vie. C’est aussi un facteur pour remettre en cause la hiérarchisation des filières et revaloriser les professionnelles.

> Faire entrer les jeunes dans le droit commun*

Faire entrer les jeunes dans le droit commun*

L’ensemble des plans et dispositifs ont toujours été des rustines sur des problèmes plus globaux. Nous voulons dorénavant que les jeunes bénéficient de l’ensemble du droit commun et ne soit plus considérés comme de grands enfants à la charge des familles. À compter de sa majorité, chaque jeune devra percevoir une allocation, indépendante des ressources familiales. Ainsi, les jeunes deviendront à 18 ans, responsables socialement, civilement et pénalement, mais aussi autonomes financièrement et titulaires de leurs droits sociaux.

* Ces propositions sont faites dans le cadre de la plateforme « Pour un Big-Bang des politiques jeunesse ». Cette plateforme regroupe 49 organisations de jeunesse et d’éducation populaire, structures d’insertion, d’hébergement ou de santé. Elles accueillent, accompagnent et travaillent auprès de millions de jeunes chaque année. www.bigbangjeunesse.fr

 

A télécharger : Principaux résultats de l’enquête MRJC – CES/CEREQ sur l’emploi des jeunes auprès de 1614 jeunes (8 pages).